• Covid-19: le Maroc se prépare à vacciner des millions de personnes

    Publié le: 26 octobre 2020

    Pour commencer, seules les personnes détentrices d’un certificat médical seront vaccinées. Les citoyens atteints de maladies chroniques seront soumis obligatoirement à un examen cardiaque avant de se faire inoculer le vaccin.

    C’est un préalable. La vaccination de masse nécessite l’engagement de tous. L’opération de vaccination sera déployée au niveau des régions. Dans un premier temps, une ordonnance médicale sera nécessaire pour pouvoir se faire vacciner contre le coronavirus, rapporte le quotidien Al Massae dans son édition du lundi 26 octobre, et ce afin d’éviter les mauvaises surprises. D’après le quotidien, les personnes à risque, notamment celles atteintes de maladies chroniques, seront obligatoirement soumises à un examen cardiaque et passeront un électrocardiogramme avant de se faire inoculer le vaccin.  

    Toujours selon Al Massae, il y a de fortes chances que le Maroc reçoive ses premières doses de vaccin non pas du laboratoire chinois SinoPharm, mais de l’entreprise russe R-Pharm, qui fabrique sous licence le vaccin développé par le groupe Astra-Zeneca et avec laquelle il a signé un accord le 18 septembre dernier. Pour l’heure, souligne le quotidien, le ministère de la Santé est en train de mettre en place la logistique nécessaire pour cette opération. Ainsi, toutes les structures régionales du ministère doivent être prêtes, à temps, pour le démarrage de l’opération.

    Il est primordial, souligne le quotidien, de parer à toutes les éventualités, y compris celle d’une possible réaction de rejet du vaccin par les citoyens. En effet, souligne Al Massae, le ministère et ses partenaires en charge de mener cette opération doivent anticiper un possible refus des citoyens de se faire vacciner. Dans les réseaux sociaux, certains groupes, adeptes, sans doute, de la théorie du complot, ont en effet lancé un mouvement d’opposition au vaccin.

    Ce n’est pas propre au Maroc, souligne le quotidien, puisque des études menées à l’échelle mondiale révèlent que près de 20% de la population refuserait de se faire vacciner contre le coronavirus une fois les vaccins mis sur le marché. D’où l’ampleur de l’effort de communication que le ministère doit déployer en perspective de cette opération.   Pour ce qui est du vaccin du laboratoire SinoPharm, le quotidien rapporte que le Maroc a reçu toutes les assurances nécessaires du gouvernement chinois. La Chine a d’ailleurs réitéré son intention de verser ses vaccins dans le domaine public.

    Pour le reste, souligne le quotidien, les tests de la troisième phase du vaccin développé par SinoPharm, auxquels participe le Maroc, vont bon train. Les résultats définitifs seront connus avant la fin du mois prochain. En attendant, relève Al Massae, la Chine a déjà mis en vente, dans une de ses villes, un vaccin expérimental développé par SinoVac pour un prix unitaire de 60 dollars. Cela étant, le quotidien est revenu sur la situation épidémiologique du royaume et la recrudescence inquiétante du nombre de cas positifs enregistrés chaque jour.

    Al Massae, qui s’est particulièrement intéressé au cas de Casablanca, estime cependant que la situation n’y est pas aussi critique qu’il n’y paraît. La métropole économique, qui connaît une mobilité quotidienne de 5 à 6 millions de citoyens, enregistre certes le plus grand nombre de cas, mais il y est effectué aussi le plus grand nombre de tests. D’ailleurs, souligne le quotidien, la capitale économique enregistre un taux de mortalité inférieur à la moyenne nationale.

    source : le360.ma

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