• ils vendent l’air pur du canada… en bouteille !

    Publié le: 17 octobre 2016

    La province canadienne de l’Alberta est connue pour son pétrole et ses précieux sables bitumineux. C’est pourtant avec de l’air que deux entrepreneurs canadiens espèrent aujourd’hui faire fortune !
    « 100 % Air pur des Montagnes Rocheuses », c’est ce qu’on peut lire sur les bouteilles de Vitality Air. Créée dans la province canadienne de l’Alberta il y a tout juste un an par deux trentenaires – Moses Lam, un vendeur d’hypothèques de 30 ans, et Troy Paquette, un agent immobilier de 37 ans – la jeune société espère conquérir le monde avec un produit surprenant : de l’air embouteillé des montagnes Rocheuses de l’ouest du Canada.

    « L’idée nous est venue lorsque Moses et moi discutions d’idées de compagnies, raconte Troy Paquette. Nous avions parlé à des amis qui vivent en Asie, où l’air est très pollué, ce qui nous avait fait réaliser à quel point l’air d’ici est de bonne qualité. Nous nous sommes donc dit que vendre l’air des Rocheuses serait peut-être une bonne idée. »
    Pour tester leur idée, les deux associés décident de mettre en vente un sachet en plastique rempli d’air sur eBay, lequel se vend pour 0,99 dollar canadien. Ils en mettent un deuxième en vente. Celui-là s’envole au prix de 160 dollars ! « C’est à ce moment que nous avons découvert que le produit avait un réel potentiel », affirme Troy Paquette.

    Embouteille l’air des Rocheuses

    Pour le moment, Vitality Air propose de l’oxygène et de l’air des célèbres régions de Banff et de Lac Louise. Les bouteilles de 8 litres sont vendues entre 20 et 60 dollars canadiens (13 à 38 €) et contiennent environ 150 inhalations. Ces dernières sont fournies avec un masque, qui permet aux consommateurs d’inhaler de l’air lorsqu’ils le désirent.
    « Nous avons rapidement opté pour un système d’embouteillement de l’air, qui permet de le comprimer, et donc de proposer un plus grand volume, plutôt que d’utiliser des sacs en plastique. Pour capturer l’air, nous devons rester plus de dix heures dehors », explique Troy Paquette, qui refuse cependant de donner davantage de détails sur le procédé de capture de l’air de la société. « C’est notre secret de fabrication », dit-il.
    En 10 mois, Vitality Air a déjà vendu près de 7 000 bouteilles. Si les deux entrepreneurs visaient d’abord le marché américain, ils ont vite réalisé le potentiel de leurs produits pour les pays d’Asie tels que l’Inde, l’Afghanistan et la Chine, touchés par de graves problèmes de pollution atmosphérique et de « smog », ce brouillard gris jaunâtre qui embrume souvent le ciel des grandes métropoles asiatiques.

    Contrer la pollution

    En décembre dernier, Vitality Air a envoyé 500 bouteilles en Chine. Ces dernières se sont écoulées en mois de deux semaines. « Les ventes ont vraiment décollé lorsque la crise du smog a frappé la Chine », explique Harrison Wang, chargé de développer le marché chinois chez Vitality Air.

    Ce Canadien d’origine chinoise, spécialisé dans l’import-export de marchandises, est persuadé du potentiel de l’air embouteillé. 4 000 bouteilles Vitality Air supplémentaires sont d’ailleurs déjà en route vers la Chine. « Le principal défi est de faire comprendre aux gens les effets bénéfiques de nos produits. C’est un peu comme lorsque l’eau embouteillée est arrivée sur le marché. On se demandait si les gens achèteraient des bouteilles d’eau alors qu’ils peuvent l’avoir gratuitement », explique Harrison.
    « Nos clients viennent de toutes sortes de milieux. Nous avons des femmes enceintes qui veulent respirer de l’air pur pour leur bébé, des personnes âgées, des athlètes, énumère-t-il. Il y a également des boîtes de nuit qui ont commencé à acheter nos produits pour les vendre à leurs clients. Certaines personnes les offrent même en cadeau ! »

    Pour l’homme d’affaires qui vit en Chine six mois par année, l’air embouteillé est une façon concrète d’améliorer la qualité de vie dans les villes aux prises avec des problèmes de pollution atmosphérique. « En Chine, le smog est si intense que les écoles sont parfois obligées de fermer. Nous voulons faire notre part pour améliorer la situation. Notre objectif est de délivrer de l’air pur à quiconque en a besoin. »
    La pollution est telle dans les grandes villes chinoises, que les habitants doivent porter des masques, comme ici, à Jinan, en décembre dernier. Lors des pics de pollution, il arrive que les écoles ferment pour éviter aux enfants d’avoir à sortir.

    source : ouest-france.fr

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