• la croissance portée par l’agriculture, en attendant mieux

    Publié le: 25 mars 2021

    BAM revoit ses anticipations à la hausse. Elles devraient passer à 5,3%, après une récession de 7%. Parallèlement, l’inflation devrait remonter.

    L’inflation devrait reprendre cette année, même si elle reste éloignée de la cible de 2%. Dans son édition du jour, L’Économiste soutient qu’elle s’établirait à 0,9% en moyenne, selon les nouvelles prévisions de Bank Al-Maghrib, contre un taux de 0,6% anticipé en décembre dernier. « L’inflation sous-jacente, qui reflète la tendance réelle des prix, accélérerait à 1,2% au lieu de 0,6% prévu précédemment », indique-t-il. Celle-ci serait stimulée par un regain attendu de la demande des ménages à partir du deuxième semestre, avec la bonne tenue de la campagne vaccinale.

    « Sauf que les principales forces à l’origine du regain de l’inflation sont exogènes, notamment la hausse des cours mondiaux des matière premières », relativise le quotidien qui précise que « la tendance future de l’inflation sera principalement déterminée par les prix à la pompe, les cours mondiaux des matières premières hors pétrole et l’inflation des pays partenaires ». 

    Pour le journal, il n’y a pas pour autant de quoi « paniquer pour le moment, étant donné que les prix devraient rester sous contrôle ». 

    Côté croissance, « l’économie devrait rebondir de 5,3% en 2021 ». C’est donc une révision à la hausse des prévisions de 0,6 point par rapport aux anticipations de décembre dernier, notamment grâce à une campagne céréalière supérieure à la moyenne, après deux années de sécheresse. L’Économiste affirme que « la récolte devrait atteindre 95 millions de quintaux contre une moyenne de 75 millions de quintaux ».

    De quoi porter la hausse de la valeur ajoutée agricole à 17,6% contre 13,8% anticipé en décembre dernier. Cela se reflète par  une amélioration de 0,2 point de la croissance du PIB non agricole. « Elle resterait en dessous de son rythme pré-covid, soit 3,5% contre 3,8% en 2019 ».

    Dans ces conditions, il n’y a aucune raison pour que la banque centrale intervienne sur le taux directeur qui a été maintenu à 1,5% pour permettre aux entreprises et aux ménages de continuer à se financer à des conditions favorables. D’ailleurs, le journal relève que « les taux d’intérêt se sont détendus de 49 points de base en 2020, dont une baisse de 119 points de base pour les TPME ».

    Cela s’est traduit par une augmentation de 3,9% de l’encours des crédits au secteur non financier, augmentation essentiellement tirée par les crédits covid. Sur les crédits Relance, les banques ont approuvé, en neuf mois, 38 milliards de dirhams de crédits à 36.000 entreprises (chiffres arrêtés au 19 mars). Les concours des banques aux entreprises (crédits Oxygène et Relance) s’élèvent à 55 milliards de dirhams et les reports d’échéances de crédit ont porté sur un encours de 49 milliards de dirhams (33.000 bénéficiaires). Par ailleurs, 470.000 personnes ont bénéficié des moratoires sur un encours global de 67 milliards de dirhams.

    source : le360.ma

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