• la filière sucrière fait mieux que résister à la crise

    Publié le: 12 mars 2021

    Résilience à toute épreuve pour la filière sucrière. Elle a pu exporter plus de 650.000 tonnes de sucre en 2020. La filière profite de l’innovation technique, l’irrigation économe et le recours à l’énergie solaire.

    Pas de crise pour la filière sucrière qui affiche une bonne santé. Dans son édition du jour, L’Économiste soutient que le secret de cet état de forme « tient à la mise à niveau réussie aussi bien de l’amont agricole que de l’outil industriel ». Il ajoute que « ce chemin parcouru en termes de maîtrise de l’itinéraire technique des plantes sucrières, de la transformation industrielle et des partenariats liés à l’international permet d’envisager l’avenir avec sérénité ».

    Les actions qui ont permis d’asseoir la filière sur des bases solides sont: « la généralisation de la semence mono germe et l’introduction de nouvelles variétés, l’extension de l’irrigation au goutte-à-goutte, le recours à l’énergie solaire et la digitalisation des opérations du suivi des cultures ». Au point que « le modèle marocain est cité en exemple » devenant une terre de consultation à l’international en abritant pour la 4e fois la Conférence internationale du Sucre.

    Une rencontre qui, comme le précise le quotidien, se tient tous les deux ans et est dédiée cette année aux enjeux stratégiques du secteur notamment des défis liés à l’eau, à la diversification, à l’innovation et à la R&D. Pour le journal, « l’organisation de cet événement par le Maroc conforte la stratégie de développement et de mise à niveau volontariste de la filière sucrière marocaine, ainsi que sa vocation à se renforcer à l’international ». D’ailleurs, le pays s’érige désormais en exportateur de sucre blanc raffiné à partir du brut importé avec 650.000 tonnes exportées en 2020.

    L’Économiste pense qu’il y a encore des gains substantiels à réaliser en ce qui concerne les actions de diversification en particulier avec l’agroalimentaire et l’aliment de bétail. En attendant, il assure que la production issue des plantes sucrières de la campagne actuelle devrait s’établir au même niveau que celui de la campagne précédente malgré le retrait d’environ 10% des superficies réalisées. Cela permettant d’escompter un taux de couverture de plus de la moitié des besoins nationaux. De quoi garantir la sécurité alimentaire de ce produit de base trop consommé au Maroc.

    D’autant plus que le marché mondial de sucre est promis à la hausse, affirme le quotidien. Les cours sont très volatiles. Après une baisse au cours du 1e trimestre 2020, le cours du sucre n’a cessé de grimper en partie suite à « une demande ferme, notamment en Asie, des disponibilités mondiales en baisse, des exportations indiennes limitées actuellement par une pénurie de conteneurs, ainsi que des perspectives de récolte moins favorables dans certaines régions (UE, Thaïlande, Russie, Brésil) ». 

    source : le360.ma

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