• le crédit bancaire fait du surplace en 2018

    Publié le: 1 février 2019

    Crédit immobilier, crédit à l’équipement, crédit de trésorerie… L’ensemble des segments est touché par une quasi-stagnation des encours sur les onze premiers mois de l’année dernière. 2019 relancera-t-il la machine?

    Le moral n’a pas vraiment été au beau fixe chez les banquiers, en 2018. Et pour cause! Le crédit bancaire est resté en berne sur les douze mois de l’année. Et tous les segments sont concernés, rapporte La Vie Eco qui revient longuement, dans son édition en kiosque ce vendredi, sur le récent rapport de Bank Al-Maghrib.

    D’après ce document, l’encours des crédits bancaires a connu une croissance d’à peine 1% à fin novembre 2018, s’établissant à 844 milliards de dirhams, alors que l’évolution était de 3% en 2017 et de 4% en 2016. Un ralentissement qui n’est pas du goût des banquiers. La Vie Eco fait remarquer que l’encours des crédits à l’équipement a progressé de seulement 1% en 2018, à 172 milliards de dirhams. Le journal explique que la conjoncture actuelle a convaincu les entreprises de reporter leurs décisions d’investissement, ce qui n’a pas été le cas en 2017, année qui a d’ailleurs été marquée par une amélioration de 12% des encours sur ce segment.

    Pour les professionnels du secteur de la banque, deux facteurs expliquent la quasi-stagnation du crédit bancaire en 2018. D’abord, on note que les banques ne fournissent plus beaucoup d’efforts pour aller démarcher les PME. Ensuite, les porteurs de projets ont levé le pied de l’accélérateur.

    Autre segment à avoir connu une décélération: celui des crédits de trésorerie, avec un encours en hausse de seulement 2%, à 170 milliards de dirhams. Et ce n’est surtout pas faute de liquidité de la part des banques. De son côté, l’encours des crédits immobiliers s’est apprécié de 2% à 263 milliards de dirhams, soit une progression de 4% des crédits aux acquéreurs. En ce qui concerne la promotion immobilière, le stock des prêts dédiés a chuté de 4% à 57 milliards de dirhams, contre une progression de 8% une année auparavant. Enfin, pour la consommation des ménages, on note que l’encours n’a évolué que de 6%, à 54 milliards de dirhams.

    source : le360.ma

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